‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 63 sur 424 · V. 93. Odyssée , VII · texte numérisé non relu

V. 93. Odyssée , VII

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Le mendiant, comme Ulysse, s’assied parmi la cendre, en signe d’humilité. C’était la place des esclaves ( Odyssée , XI, 190).

N’osent jamais troubler tes destins éclatants.

Ta pourpre, tes trésors, ton front noble et tranquille, Semblent d’un roi puissant, l’idole de sa ville.

A ton riche banquet un peuple convié

T’honore comme un dieu de l’Olympe envoyé. loo

Regarde un étranger qui meurt dans la poussière,

Si tu ne tends vers lui la main hospitalière.

Inconnu, j’ai franchi le seuil de ton palais :

Trop de pudeur peut nuire à qui vit de bienfaits.

Lycus, par Jupiter, par ta fille innocente 105

Qui m’a seule indiqué ta porte bienfaisante !...

Je fus riehe autrefois : mon banquet opulent N’a jamais repoussé l’étranger suppliant.

Et pourtant aujourd’hui la faim est mon partage,

Iji faim qui flétrit l’âme autant que le visage, lia

Par qui l’homme souvent, importun, odieux,

Est contraint de rougir et de baisser les yeux !

— Étranger, tu dis vrai, le hasard téméraire Des bons ou des méchants fait le destin prospère.

Mais sois mon hôte. Ici l’on hait plus que l’enfer lis

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