V. 264. Cf. Virgile, Éntidt , III
V. 270. Ne sont-ce pas les memes souffrances qu’a supportées Antigone et que dépeint Sophocle, OEd. à Colorie , 363 (Musg.) :
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Seul, d’exil en exil, de déserts en déserts,
Pauvre et semblable à moi, languissant et débile,
Sans appui qu’un bâton, sans foyer, sans asile,
Revêtu de ramée ou de quelques lambeaux,
Et sans que nul mortel attendri sur ses maux 275
D’un souhait de bonheur le flatte et l’encourage ;
Les torrents et la mer, l’aquilon et l’orage,
Les corbeaux et des loups les tristes hurlements Répondant seuls la nuit à ses gémissements ;
N’ayant d’autres amis que les bois solitaires, 28»
D’autres consolateurs que ses larmes amères,
Il se traîne ; et souvent sur la pierre il s’endort A la porte d’un temple, en invoquant la mort.
— Que m’as-tu dit? La foudre a tombé sur ma tête.
Dieux! ah! grandsdieux! partons. Plus de jeux, plus de fête, Partons. Il faut vers lui trouver des chemins surs ;
Partons. Jamais sans lui je ne revois ces murs.
Ah ! dieux! quand dans le vin, les festins, l'abondance, Enivré des vapeurs d’une folle opulence,
Celui qui lui doit tout chante, et s’oublie, et rit, 290 Lui, peut-être il expire, affamé, nu, proscrit,
Maudissant comme ingrat son vieil ami qui l’aime.
Parle : était-ce bien lui ? le connais-tu toi-même ?
Y. 275. Cf. Sophocle, Philoct. 172 et 7U1 (Musg.).
V. 278. Nous avons préféré la leçon de Fayolle à celle de M. de Laloiiche :
Des corbeaux et des loups les tristes hurlements.
V. 282. « Il se traîne. »• Après une phrase à périodes nombreuses et reinarf|unblenient construite, André rejette savamment le verbe à la fin. Il est rare de trouver dans un poète uiie inspiration ainsi composée d’abondance et de clarté.