V. 96. Éd. 1826 et
Ou ne «eralt-ce point cette fière beauté.
V. 100. C’est la mère qui nomme Daphné; c’est un sentiment aussi délicat , mais encore plus fortement senti, qu'exprime le vers célèbre de Racine, Phèdre, I, m, imité d'Euripide, Hipp, 352 :
Hippolyte ? grandi dieux I — C'est toi qui I'm nommé.
V. 103. En même temps que le nom, il emprunte un trait à Ovide, Met. I, 481 :
Multi illant petiere : ilia a venu ta petentes,
Impatiens expersque vlrl , ncraorum avis lustrât.
V. 109-120. Passage remarquable inspiré de Virgile, Èncide , IV, 424, lorsque Didon, brûlant d’amour pour Ênée, s’écrie :
I , soror, atque bostrro supplex a/fare su per bu in.
Racine, Phèdre , III, i, s'inspirant aussi de Virgile :
Va trouver de ma part rr Jeune ambitieux,. . .
ÉLÉGIES 53
De sa mère à ses yeux offrent la sainte image. 110
Tiens, prends cette corbeille et nos fruits les plus beaux;
Prends notre Amour d’ivoire, honneur de ces hameaux;
Prends la coupe d’onyx à Corinthe ravie;
Prends mes jeuneschevreaux, prends mon cœur, prends ma vie ; Jette tout à ses pieds; apprends-lui qui je suis ; lis
Dis-lui que je me meurs, que tu n’as plus de fils;
Tombe aux pieds du vieillard, gémis, implore, presse;
Adjure cieux et mers, dieu, temple, autel, déesse...
Pars; et si tu reviens sans les avoir fléchis,
Adieu, ma mère, adieu, tu n’auras plus de fils.
— J’aurai toujours un fils ; va, la belle espérance Me dit... » Elle s’incline, et, dans un doux silence,
Elle couvre ce front, terni par les douleurs.
De baisers maternels entremêlés de pleurs.
Puis elle sort en hâte, inquiète et tremblante.
La démarche de crainte et d’âge chancelante,
Elle arrive ; et bientôt revenant sur ses pas,
Haletante, de loin : « Mon cher fils, tu vivras,
Tu vivras. » Elle vient s’asseoir près de la couche :
Le vieillard la suivait, le sourire à la bouche.
La jeune belle aussi, rouge et le front baissé,
Vient, jette sur le lit un coup d’œil. L’insensé
Pour le fléchir, enfin , tente tous les moyens ;
Tes discours trouveront plus d'accès que les miens :
Presse, pleure, gémis, pelns>lui Phèdre mourante;
Ne rougis point de prendre une voix suppliante ;
Je t'avoûral de tout; Je n'espère qu'en toi.
Va ; J'attends ton retour pour disposer de mol.
V. 11 3. Comparez l'expression jeter son coeur aux pieds de quelqu'un, avec ce sers de Théocritc, Idyl. XXVII, 61 .
AtV otùtàv S'jvâjiav xat tcv tjcujràv
V. 126. C'est un trait emprunté à Virgile, Ênèide , IV, 641, qui dit de la nourrice de Didon :
ilia gradum studio celerabat anili.
Tremble; sous ses tissus il veut cacher sa tète.
« Ami, depuis trois jours tu n’es d’aucune fête,
Dit-elle ; que fais-tu ? pourquoi veux-tu mourir? 135 Tu souffres. L’on me dit que je peux te guérir;
Vis, et formons ensemble une seule famille.
Que mon père ait un fds, et ta mère une fille. »