‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 88 sur 424 · V. 2. Virgile, Gcorg. I · texte numérisé non relu

V. 2. Virgile, Gcorg. I

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Dans les éditions précédentes , on a , dans plusieurs passages , confondu par une ortlii>graphe vicieuse Télhys (TtjÔû;, Hésiode, Théog. 337), lille du Ciel et de la Terre, mère des Océanides, a*ec Thétis Hésiode, Théog. 244), la fille de Nérée

• ÉLÉGIES 55

Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine !

Un vaisseau la portait aux bords de Camarine :

Là, l’hymen, les chansons, les flûtes, lentement 5

Devaient la reconduire au seuil de son amant.

Une clef vigilante a, pour cette journée,

Sous le cèdre enfermé sa robe d’hyménée,

Et l’or dont au festin ses bras seront parés,

Et pour ses blonds cheveux les parfums préparés. 10 Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles,

Le vent impétueux qui soufflait dans ses voiles L’enveloppe étonnée, et loin des matelots Elle tombe, elle crie, elle est au sein des flots.

et la plus belle des Néréides. Comme nous le verrons, v. 20, les Néréides étaient des divinités clémentes ; c’est pour cela sans doute que les alcyons leur étaient chers (Théocrite, ldyl. VII , 57). On ne sait pas au juste quel est cet oiseau célèbre dans l'antiquité, voy. le Schol. de Théocrite. Les quatorze jours (sept avant, sept après le solstice d'hiver) dont il parle, sont une époque de calme appelée l’époque des alcyons , comme le dit dans une épigramme Apollonidas, Anal. II, p. 135, lift. — Cf. Pline, X, mu ; Aristote, Hitt. an. VIU, lit.

V. 4. « Camarine , « ville de Sicile. Schol. Pind. Olymp. V, 1.

V. 5. Sur les cérémonie* du mariage, relire les épithalames des poètes anciens.

V. 6. Cette |>einture touchante d'une jeune vierge enlevée par lis (lots cruels , alors qu’on la conduisait au seuil de son amant, a souvent inspiré les poètes. Voici une épigramme qui contient en germe celle de Chénier ; elle est de Xénocrite de Hhodcs , Anal. II, p. 256 :

X aï vaî oov avàîouaiv 16’ iXpupà, Map ope xoupii, vawiTfOV çQipévr,; slv à/i, Auaiîîxii.

’H yàp gpivoplvou xévvou, Ssfeaea Oaiioaric ûépiv, vmtp xsiXou Sovpavo; Kcitcac;.

Kal aèv ut, pu vtï vâpo; oüvopa, xal yOova Kvpr.v, ievta St *Mï*v’ lit’ atyiaXip,

itixpèv Apiavopàx'é Y*vlT Y) xaxov, g; os xopiCuv i; yàpov, oüvt xépxv ■flïaïtv, oûte véxuv.

Cf. Antipater de Thessaloniee, Anal. Il, p. 122, LU.

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