V. 13. Nous avons adopté la ponctuation du Mercure
Elle est au sein des flots, la jeune Tarentine ! ts
Son beau corps a roulé sous la vague marine.
Thétis, les yeux en pleurs, dans le creux d’un rocher,
Aux monstres dévorants eut soin de le cacher.
Par son ordre bientôt les belles Néréides S’élèvent au-dessus des demeures humides, 20
\ji poussent au rivage, et dans ce monument L’ont au cap du Zéphyr déposé mollement ;
Et de loin, à grands cris appelant leurs compagnes,
Et les nymphes des bois, des sources, des montagnes, Toutes, frappant leur sein et traînant un long deuil, 25 Répétèrent, hélas ! autour de son cercueil :
« Hélas ! chez ton amant tu n’es point ramenée,
Tu n’as point revêtu ta robe d’hyménée,
L’or autour de tes bras n’a point serré de noeuds^
Et le bandeau d’hymen n’orna point tes cheveux. » 30
V. 15. Il faut noter (ce qu’on n’a pas dit) que cette pièce, empreinte du génie grec , participe du génie gaulois d’une façon remarquable. Sa forme tout élégiaque se rapproche de la plainte ou complainte française. La pièce se divise eu deux strophes, chacune de douze vers, et les vers 3, 14, 15, qui ouvrent, ferment et rouvrent ces strophes, ou mieux, ces stances, reviennent à l'oreille comme un écho poétique de douleur qui est tout à fait dans le goût de Marot. Voy. Complainte (C une niepee sur la mort de sa tante.
V. 19. Properce, III, vil, 67, s’écrie, lorsque les Ilots viennent dlenlrainer Pinfortune Pætus dans l’abime :
O centum arquorec Nereo genitore puellæ ,
Et tu materna tacta dolore Tbeti ,
Vos decult lasso subponerc brachia mento :
Non poterat restras iUe gravare ma nus.
Mais les Naïades et les Néréides étaient clémentes , surtout pour les femmes , comme le dit Coluthus, Rapt d Hé l. 361.
V. 22. Le promontoire Zéphyrium, à la pointe méridionale du Brutiuin, au sud de Locres (Slrabon, VI, I, 7).