‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 90 sur 424 · NÉÈRE · texte numérisé non relu

NÉÈRE

Mais telle qu’à sa mort, pour la dernière fois,

Un beau cygne soupire, et de sa douce voix,

De sa voix qui bientôt lui doit être ravie,

Chante, avant de partir, ses adieux à la vie ;

Ainsi, les yeux remplis de langueur et de mort, 5

Pâle, elle ouvrit sa bouche en un dernier effort :

« O vous, du Sébéthus naïades vagabondes,

Coupez sur mon tombeau vos chevelures blondes.

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