‹ Poésies de BenseradeChapitre 37 sur 48 · BOUTS-RIMEZ · texte numérisé non relu

BOUTS-RIMEZ

OUY, l'Amour est le maître, et l'on est chimérique De croire y résister; tantôt c'est un mouton. Tantôt une fureur bizare et colérique

Qui déconcerteroit et Socraie et Caton.

Son empire s'étend plus loin que 1' Amérique;

De prés aux conqùérans il serre le bouton.

L'Amour est Médecin, l'Amour est Empirique,

Et depuis l'éléphant descend jusqu'au Raton.

Tel qui cache ses fers pour les rendre invisibles.

Sans s'échapper, d'un mot fait des progrès paisibles. De mille billets doux, tendre et secret Lecteur,

Tel qui mérite bien qu'on lui chante sa game.

Ne se tient pas content des faveurs d'une dame,

S'il ne parle aussi haut que le Prédicateur.

A Mademoiselle de Brionne.

STANCES

UEL sentiment jaloux d'un état si parfait

Veut que vôtre repos dans un cloître se fonde?

Pourquoi haïssez-vous le monde,

Philis, hé que vous a-t-il fait?

Il vous a présenté ce qu'il a de plus doux, Lorsque vous luy faisiez une plus rude guerre.

Et de tous les cœurs de la terre,

Pas un n'a tenu contre vous.

Vous ne pourrez de guère être plus près des cieux, Quand sur cette hauteur vous serez élevée.

Et n'en serez pas mieux sauvée;

Mais vous nous en damnerez mieux.

Plus on se tient couvert, plus on est recherché;

Il semble que le voile embellisse les filles. Et c'est la contrainte des grilles Qui fait le ragoût du péché.

Loin d'être libertin, vous voyez pour quel but A changer de projet ma raison vous invite. Et si je vous en sollicite, Que c'est même pour mon salut.

Demeurez donc au monde en un si bel état. Où pourroit votre gloire être mieux signalée? Faut-il sortir de la mêlée Au commencement du combat?

A vos pieds gémiront les vices abattus Dedans cette poudreuse et vaste lice

Où se pratique l'exercice

Des plus héroïques vertus.

Êtes-vous pas chez nous en toute sûreté, Sans vous embarrasser d'une pénible affaire,

Et travailler à vous défaire

D'une innocente liberté ?

Vous avez dans le cœur un zèle assez dévot. Et vôtre vertu seule assez se fortifie.

Sans que la haire mortifie

Une chair qui ne vous dit mot.

Voyez donc à loisir, et d'un esprit égal, Des roses d'un côté, de l'autre des épines;

Et songez qu'il est des Matines

Plus incommodes que le bal.

Le monde a pour vos sens des attraits superflus; Mais c'est bien mieux prouver qu'on renonce à ce maître

De le mépriser et d'en être,

Que d'y penser n'en étant plus.

Ce n'est pas pour semer un appast décevant. Par où dans les filets vôtre âme s'enveloppe,

Mais en toute votre horoscope

Je ne trouve pas un couvent.

Il faut bien observer cette vocation,

Qui vous livre à vous-même une si prompte guerre,

Et voir s'il n'entre point de terre

Parmy sa composition.

Un moment de la vie établit tout le plan,

Et parmy de longs jours comme seront les vôtres,

Ce moment, Roy de tous les autres,

En est quelquefois le tyran.

Non^ non; tenez à Dieu, sans tenir au lien; Fuyez la volupté, les richesses, le faste;

Soyez soumise, pauvre, chaste.

Mais ne jurez jamais de rien.

*^Cg^

ÉPIGRAMME

JE mourray de trop de désir, Si je la trouve inexorable; Je mourray de trop de plaisir, Si je la trouve favorable; Ainsi je ne sçaurois guérir.

De la douleur qui me possède; Je suis assuré de périr, Par le mal ou par le remède.

BIBUOTHECA Ottavien*^

lOO STANCES, SONNETS, EPIGRAMMES.

L'Amour.

STANCES

A Mère des amours, fTenant ses grands jours Dans son siège d'yvoire, Prononce à sa gloire :

A l'Amour on résiste en vain :

Qui n'aima jamais, aimera demain.

Que nos cœurs soient contens, A ce gay printemps ; Et que le plus sévère Me suive et révère :

A l'Amour on résiste en vain :

Qui n'aima jamais, aimera demain.

STANCES, SONNETS, EPIGRAMMES. lOI

Chaque chose icy-bas Ressent mes appas; Et si la Terre elle-même Rit au Ciel qu'elle aime, A l'Amour on résiste en vain :

Oui n'aima jamais, aimera demain.

Le Ciel, pour la voir mieux, Ouvre tous ses yeux; Et, la trouvant si belle.

Brûle aussi pour elle.

A l'Amour on résiste en vain :

Qui n'aima jamais, aimera demain.

A cet exemple heureux, Doit être amoureux Tout ce qu'en soy resserre Le Ciel et la Terre, A l'Amour on résiste en vain :

Qui n'aima jamais, aimera demain.

ÉPIGRAMMES

NE croyez pas que la vengeance M'anime jamais contre vous, Vous ne m'avez point fait d'offense Qui puisse irriter mon courroux.

En vain vous craignez que ma plume, Pour adoucir mon amertume, Vous fasse quelque mauvais tour; Philis, n'en soyez plus en peine, Quand on n'a point senty d'amour.

On ne sçauroit sentir de haine.

Pour son époux mourant une femme éperdue Veut mourir; la Mort vient et la femme pâlit : a C'est pour lui, non pour moi, que vous êtes venue. Lui dit-elle en tremblant: le voilà dans son lit. »

STANCES, SONNETS, EPIGRAMMES. Io3

A Iris.

STANCES

BELLE Iris, je vous aime avecque violence, Je vous le dis tout haut ; Et la nécessité de rompre mon silence Excuse ce défaut.

Quelque profond respect qui m'oblige à contraindre

Un si hardy penser, Je croy qu'il m'est permis aussi bien de me plaindre

Qu'à vous de me blesser.

Mon crime, en vous aimant, ne sçauroit être pire

Pour vous en avertir; Et je tiens que l'audace est pareille à le dire

Comme à le ressentir.

Que l'âme la plus fine est aisément surprise, Et que nous nous troublons !

D'abord que je vous vis, je laissay ma franchise Parmy vos cheveux blonds.

Ce ne sont point vos lys, ce ne sont point vos roses.

Qui m'ont le mieux tenté; Je découvre plus loin, et vous avez des choses

Par delà la beauté.

Vôtre aimable vertu contribue à la flâme

Qui cause mes transports, Et c'est presqu'en partie à cause de vôtre âme.

Que j'aime vôtre corps.

Mais, de grâce, empêchez qu'un mary qui vous aime,

Vous suive tout le jour; L'avis que je vous donne est pour sa gloire même,

Plus que pour mon amour.

Je ne prétends à rien, et je n'en sollicite

L'absence ni l'abord :

Je me sçay mieux régler; mais il a du mérite,

Et cela luy fait tort.

STANCES, SONNETS, ÉPIGRAMMES. Io5

Si c'est que son humeur, à toute autre insensible,

Cherche vôtre entretien.

Eh ! n'a-t-il pas un tems si doux et si paisible. Où personne n'a rien ?

Ha! que n'est-il de ceux qui, pour vaincre TEspagne,

S'en vont dés aujourd'uy!

Je voudrois qu'il ne crût en toute la campagne

Des lauriers que pour luy.

Que nous serions heureux, s'il prenoit cette voye

Dont il suit le détour; Je verrois son départ, et vous auriez la joye

D'espérer son retour.

Quoique certainement vous soyez bien ensemble, Que tous en soient témoins.

On hait la jalousie, et ce qui luy ressemble Ne déplaît guères moins.

Il paroît vôtre amant; mais, las ! quand il partage L'honneur de tous mes liens.

S'il vous rend mes devoirs, je n'ay pas l'avantage De vous rendre les siens.

Io6 STANCES, SONNETS, ÉPIGRAMMES.

Souffrez que je m'emporte, et que je vous confesse

Que je suis très-marry Qu'il faille que je souffre et de vôtre sagesse,

Et de vôtre mary.

"^më^f^

Sur Job,

SONNET

JOB, de mille tourments atteint, Vous rendra sa douleur connue, Et raisonnablement il craint Que vous n'en soyez point émue.

Vous verrez sa misère nuë,

Il s'est luy-même icy dépeint :

Acoûtumez-vous à la vue

D'un homme qui souffre et se plaint.

Bien qu'il eût d'extrêmes souffrances.

On voit aller des patiences Plus loin que la sienne n'alla.

$11 souffrit des maux incroyables; Il s'en plaignit, il en parla; J'en connois de plus misérables.

o8 STANCES, SONNETS, ÉPIGRAMMES.

Glose de Monsieur Sarrasin , sur le Sonnet de M. de Benserade à M. Esprit.

STANCES

MONSIEUR Esprit, de l'Oratoire, Vous agissez en homme saint, De couronner avecque gloire Job de mille tourmens atteint.

L'Ombre de Voiture en fait bruit, Et s'étant enfin résolue De vous aller voir cette nuit.

Vous rendra sa douleur connue.

C'est une assez fâcheuse vûë, La nuii, qu'une ombre qui se plaint.

Vôtre esprit craint cette venue.

Et raisonnablement il craint.

Pour Tappaiser, d'un ton fort doux Dites: J'ay fait une bévue, Et je vous conjure à genoux Que vous n*en soyez point émùë.

Mettez, mettez vôtre bonnet, Reprendra l'Ombre, et sans berlue Examinez ce beau sonnet.

Vous verrez sa misère nue.

Diriez-vous, voyant Job malade.

Et Benserade en son beau teint :

Ces vers sont faits pour Benserade, // s'est luy-même ici dépeint ?

Quoy, vous tremblez. Monsieur Esprit !

Avez-vous peur que je vous tuë?

De Voiture qui vous chérit Accoutumez-vous à la vue.

Qu'ay-je dit qui vous peut surprendre Et faire pâlir votre teint.

Et que deviez-vous moins attendre D'un homme qui souffre et se plaint?

lO

IIO STANCES, SONNETS, éPIGRAMMES.

Un auteur qui dans son écrit Comme moy, reçoit des offenses, Souffre plus que Job ne souffrit, Bien qu'il eut d'extrêmes souffrances.

Avec mes vers, une autre fois, Ne mettez plus dans vos balances, Des vers où sur des palefrois On voit aller des patiences.

L'Herty, le Roy des gens qu'on lie, En son temps auroit dit cela; Ne poussez pas vostre folie Plus loin que la sienne n'alla.

Alors l'Ombre vous quittera Pour aller voir tous vos semblables; Et puis chaque Job vous dira S'il souffrit des maux incroyables.

Mais à propos, hier, au Parnasse, Des sonnets Phœbus se mêla, Et l'on dit que de bonne grâce // s'en plaignit, il en parla.

J'aime les vers des Uranins, Dit-il; mais je me donne aux diables Si, pour les vers des Jobelins, J'en connais de plus misérables.

Sur le retour de M. le Cardinal Mazarin après sa retraite à Cologne.

ENFIN vous revenez^ et le peuple s'en plaint; Mais sçait-il ce qu'il veut, mais sçait-il ce qu'il craint? Lui qui croit aisément ce qu'on lui persuade. C'est sans raison qu'il aime, et sans raison qu'il hait; Le médecin ordonne en dépit du malade, Vous guérissez la France en dépit qu'elle en ait.

Ost^^

A Mademoiselle de Guerchy, contre Mariamne.

STANCES

OUI, je VOUS dis et vous répète Que Mariamne étoit coquette, Et n'eut pu se passer d'amant.

Ce n'est point médisance noire ; Et je m'en rapporte au roman Où vous croyez mieux qu'à l'histoire.

Son âme ne fut point ingrate

Aux passions de Tiridate,

Qui fut l'un de ses favoris ;

Et c'est d'elle que vient la mode

De faire enrager les maris,

Alors qu'ils sont vieux comme Hérode,

Lorsque ce livre enseigne comme Elle baisa ce galant homme, Dieu sçait ce qu'entend le lecteur :

Et vous-même êtes assez fine Pour vous imaginer l'auteur Plus modeste que l'héroïne.

• On ne pouvoit vivre avec elle :

Hérode et toute sa séquelle Lui passèrent pour des dragons :

Bref, sa conduite impertinente Eût, je crois, fait sortir des gonds Madame votre gouvernante.

La pauvre dame toute bonne Eût vu cette fière personne Sans cesse la contrarier; Et dans son humeur inquiète Eût trouvé pis que le brasier, Et pis que les brins de vergette.

Elle aimoit, elle étoit aimée.

Mais épargnons la renommée, Et laissons-la pour ce qu'elle est:

STANCES, SONNETS, ÉPIGRAMMES. Il5

Suffit que c'est un sot modèle, Et qu'on a beaucoup d'intérêt Que vous ne soyez pas comme elle.

De grâce, m'allez pas redire

Que j'en ai fait une satire,

Où je la mets en beaux draps blancs,

Et que mes muses libertines

Ont après quelques deux mille ans

Mis Mariamne aux Feuillantines.

Plainte.

STANCES

EAUTÉ qui triomphez de moy, 'Vous rêvez à je ne sçay quoy, Sans qu'on puisse juger quel chagrin est le vôtre, D'où viennent ces noirceurs dessus un front si doux ? Est-ce que je suis près de vous, Ou que vous êtes loin d'un autre ?

Oùy, ma présence vous déplaît,

Et mon sort, tout affreux qu'il est, N'a rien qui vous surprenne et rien qui vous étonne; Vous ne prenez pas garde aux ennuis que je sens,

Et vous ne rêvez qu'aux absens,

Ou vous ne rêvez à personne.

Peut-être, en vous parlant d'un feu

Dont l'ardeur vous touche si peu, Je vous ay ramené quelque image effacée, Et par mon innocent et funeste entretien,

Un autre tourment que le mien

Vous est tombé dans la pensée.

Peut-être, quand mon œil ardent

Vous contemploit en imprudent, Ce qu'en dépit de moy trop souvent il hazarde. Vous disiez en vous-même, et mon cœur l'entendoit :

Hélas ! l'autre me regardoit,

Comme celuy-cy me regarde.

S'il est ainsi, j'aime bien mieux

Ne dire mot, baisser les yeu«, Et prendre une froideur qui soit comme la vôtre, Que de vous mettre au point où vous étiez tantôt.

Hélas ! oubliez-moy plutôt.

Que de vous souvenir d'un autre.

A la petite Chienne de Madame la Comtesse de F**

MIGNONNE, je m'adresse à vous, Je vous écris d'un style doux, Vous verrez ma lettre; et possible Ne serez-vous pas insensible, Ni fière jusques à ce point De lire, et ne répondre point.

N'imitez pas vôtre Maîtresse :

Vous êtes chienne, elle est tigresse; Et par tous païs je maintiens Tigres plus incivils que chiens.

A sa plume mettez la patte ; Apprenez à vivre à l'ingrate, Qui me traite en petit marmot Lorsque gens ne luy disent mot.

Je croy qu'afin de la confondre Les bêtes peuvent bien répondre.

Mandez-moy quels sont vos ébats,

Et si VOUS ne reposez pas Toutes les nuits seule avec elle, Comme sa compagne fidelle, Car j'aurois beaucoup de dépit Si vous étiez trois dans un lit.

Dessus ce point, ma fantaisie Penche fort à la frénésie; Cela me trouble, et c'est pourquoy.

Levez la patte, et jurez-moy, En noble et fidelle Épagneule, Que vous y couchez toute seule.

Que dis-je ? elle a le cœur trop bon. Et je luy demande pardon; Il est de fort mauvaise grâce Ce soupçon, et fait que je passe Pour le plus fou de tous les foux :

Mais, mignonne^ je suis jaloux; Ce mal trouble bien des cervelles.

Et vous m'en direz des nouvelles Lorsque vous serez en chaleur.

Si vous tombez en ce malheur.

Cependant faites bien la ronde :

Aboyez bien à tout le monde, Et me tirez à belles dents

Tous ces curieux regardans.

Ne vous acharnez pas aux cottes,

Comme aux canons et comme aux bottes

De ces téméraires badins.

Et point de quartier aux blondins.

Vers le lit faites bonne garde,

N'y souffrez pas qu'on la regarde;

Et paroissez aux plus hardis

Un Cerbère de paradis.

Mignonne, adieu, soyez certaine

Qu'il n'est ni princesse ni reine

Avec laquelle il fût si doux

De coucher comme avecque vous.

Sur le Chat de Madame Des-Houillières.

SONNET

JE ne dis mot, et je fais bonne Et mauvais jeu, depuis le triste Qu'on me rendit inhabile à l' Des chats galans, moy la fleur la plus

mine

jour

amour;

fine.

Ainsi se plaint Mauricaut, et Contre la main qui luy fit un tel 11 est glacière, au lieu qu'il étoit Il exploitoit, maintenant il

C'étoit un brave, et ce n'est plus qu'un Dans la goutière il tourne autour du Et de bon cœur son sérail en

rumine tour, four;

badine.

sot:

pot;

enrage.

Pour les plaisirs il avoit un

Que l'on luy change, au plus beau de son

Le triste état qu'un état

talent

âge.

indolent!

A Madame Des-Houillièns,

JEUNE et charmante Des-Houillières, Naguère entre les écolières, Et maintenant, depuis le prix, Maîtresse entre les beaux esprits.

Quand je vous rends quelque visite.

Devant vous je crains, et j'hésite A me plaindre de vos appas.

C'est bien pis, ne vous voyant pas.

Tant que je suis à la campagne.

Ma seule idée est ma compagne, Et ma seule idée, entre nous.

Ne me représente que vous.

Toutes choses me sont contraires.

Et mes rivaux sont mes confrères.

Examinons-les donc un peu:

Pour vous, Boyer est tout en feu,

Boyer que vous menez en laisse , Qu'il vous laisse là ; je luy laisse, (Pourvu qu'il prenne un autre ton} Jusques à mon dernier jetton.

Lavaux peut-être se dispense De vous dire tout ce qu'il pense.

Quinaut, sera toujours Quinaut, C'est-à-dire, doux, tendre et chaud.

Dussay-je perdre mon escrime, Je veux les perdre tous en rime, Moy qui suis en rime fécond.

Du Perier sera mon second^ Sa maigreur est la seule chose Dont je me sers, et que j'oppose A l'embompoint de Charpentier, A qui je ne fais point quartier, Puis qu'il vous cajole et s'embrase Dans tous vos fauteuils qu'il écrase.

Perraut, qui vous hante, et sur rien N'affecte le goût ancien, Voudroit faire avec vous des siennes.

Vous qui n'êtes pas des anciennes.

J'ay tout ce grand corps sur les bras, Et Ménage qui n'en est pas.

Je n'en dis rien, mais j'en enrage; Et chez vous tout me fait ombrage.

Le Clerc n'est point là pour néant, Tout rival me paroît géant.

Amour ne vit que de rapines :

L'on esttoûjours sur les épines, Et rien moins que sur le veloux, Dès qu'on est absent et jaloux.

*^cg:^

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