TRÉSORS
Savez-voiis quel zéphyr entraîne Vers un monde inconnu , mon cœur qu'il rassérène? Savez-Yous dans quel pur et céleste miroir Mon regard, plein d'amour, cent fois le jour se mire Et voit tout ce que j'aime et tout ce que j'admire? Savez-vous quel flambeau , lorsque mon ciel est noir. L'inonde tout à coup de ses clartés prodigues , Et dans quel doux berceau, de mes doubles fatigues.
Je me repose chaque soir?
Oh ! par un sublime mélange , Le ciel a réuni tous ces biens dans un ange
ôbi LE CHANTIER.
Qui du sort ennemi m'a paré tous les coups : Ce zéphyr, c'est ton souffle , ô belle Désirée ! Ce céleste miroir, c'est ton âme adorée ; J'ai trouvé ce flambeau dans tes yeux purs et doux; Et ce berceau divin , où ma tête affligée S'endort avec bonheur, de ses maux soulagée , Je l'ai trouvé sur tes genoux !