TORRENTS
Oh ! que vos destins sont étranges , Rapides torrents qui roulez Des flots de sang, des flots de fanges, Des rocs et des corps mutilés !
De vos cris et de vos ravages Pendant un jour tout est rempli; Puis, dans nos mers aux flots sauvages, Vous trouvez la mort et l'oubli.
C'est l'image de ces grands hommes Qui , pour avoir, fougueux torrents ,
Dévasté peuples et royaumes , Portent le nom de conquérants.
Sous vos pas tout ploie et succombe , Noirs fléaux de l'humanité !
Puis , nom , fracas , gloire , tout tombe Dans la mer de l'éternité.
A GUILLAUME CLOUARECK,