‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 17 sur 177 · SUR PONCY. XX MX · texte numérisé non relu

SUR PONCY. XX MX

soupir de ses habitants lorsque le pêcheur vient de les retirer du filet et de les déposer sur le sable ;

Daumas, qui élève sur son rivage le génie de la navigation, au sourcil contracté, au front plissé, à la main ferme, au doigt impérieux sous lequel l'orage obéit ;

Et Vous, enfin, pour qui ses entrailles n'ont pas de profondeur inaccessible, qui ajoutez à la magie des couleurs la magie des sons, avec la sainteté de l'enseignement, qui faites passer dans vos vers jusqu'au bruit de ses vagues, jusqu'aux grandes leçons que sa voix raconte à l'humanité?

Sans compter d'autres noms encore, que vous et moi nous connaissons, et qui, peut-être, seront célèbres un jour.

Poney m'a raconté quelquefois que, lorsque le succès de son premier volume de poésies lui arriva, avec toutes les adulations , toutes les séductions qui marchèrent à la suite, toutes les excitations à quitter sa province et son métier, à rechercher un théâtre plus large et plus élevé , un sort plus digne de lui , il eut des jours d'éblouissement, des jours de luttes intérieures qu'il appelle, en riant, des luttes homériques. En moins d'une semaine il avait triomphé ; son parti était pris, et d'une manière irrévocable : il resterait ouvrier maçon.

A mes doubles travaux je veux rester fidèle , Et bien des fois encore , au bruit de Li truelle , Dans nos bruyants cliantiers à tous les vents ou\or(s, Je mêlerai le bruit harmonieux des vers.

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