Fernand Caussy, Laclos. (Paris, Mercure de France
Cependant voici les variantes :
Vers 1-7
Du plaisir que l'on a pu prendre, Eglé, vous ne voulez donc pas Que pour un cœur sensible et tendre, Le souvenir puisse avoir des appas !
De cette erreur je devine la cause :
Prés de vous, le plaisir renoît à chaque instant :
Vers ll-i3 :
Et qui n'ai pas, ainsi que vous, Le bonheur d'oublier un moment agréable Dans des momens encor plus doux,
Vers 16:
Et quand ce seroit une erreur
Vers 22-31
Vers 35 .
Tout ce qui pourroit la distraire; Aux genoux do son directeur, Ecoutez la sensible Hortense, Lui racontant, avec candeur.
Le trouble de sa conscience, Et les feux qui brûlent son cœur :
Elle consent d'en faire pénitence
Vers W :
En nous touchant a flétri le plaisir.
Vers 42 .-
Qui veut encor s'entretenir
Vers 5U-58 :
Enfin, j'aime à me rappeler Tout ce qui plaît à mon âme attendrie ; Et si jamais, au gré do mon envie,
« Il court une Épîlre à Margot, écrit Bachaumont, le 4 février 1774, qui fait grand bruit dans cette capitale, à raison des allusions qu'on croit y trouver relativement à Madame la comtesse Dubarry, quoiqu'elles ne roulent en général que sur mille exemples, qu'on voit tous les jours, de courtisanes parvenues, mais la malignité du public s'exerce et donne beaucoup de vogue à cet ouvrage, bien fait d'ailleurs, mais dont l'auteur est obligé, par la raison ci-dessus, de garder l'incognito. »
Ce qu'il y a de tout à fait surprenant, dans ce que dit Bachaumont, c'est que la pièce avait déjà été insérée dans un recueil de Mérard de Saint- Just, publié en 1770, sous le titre de l'Occasion et le Moment.
Toujours est-il que la pièce fut attribuée à Dorât, qui la désavoua.
En 1776, l'Almanach des Muses publia, sous la signature C. D. L., une version expurgée de cette pièce.
On trouve le texte que nous donnons dans les Fastes de Louis XV.
Dans les Pièces Jugitives, on trouve trois variantes que voici :
Après le vers h :
Margot n'a pas de la naissance, Les titres vains et fastueux ; Ainsi que ses humbles aveux, Elle est encor dans l'indigence; Et pour l'esprit, quoiqu'amoureux, S'il faut dire ce que j'en pense, A ses propos les plus heureux.
Je préforerois son silence.
Après le vers 23 :
Craint peu de se mésallier; Souvent pour l'amoureux mystère, Ce Dieuj dans ses goûts roturiers.
Donne le pas à la Bergère, Sur la Dame aux seize quartiers.
Après le vers àO :
Trésors, diamans ce sont les siens, Des autres biens, qu'a-t-on à faire ?
Source de peine et embarras, Qui veut en jouir, les altère, Ainsi, malgré l'erreur commune, Margot me prouve chaque jour Que, sans naissance et sans fortune, On peut être heureux en amour.
Reste l'esprit... J'entens d'avance Nos beaux diseurs, docteurs subtils, Se récrier : Quoi ! diront-ils, Poiut d'esprit 1 quelle jouissance !
Ajoutons que La Harpe en 1776 et Grimm en 1782 attribuent la pièce à Laclos, en spécifiant que cette Épitre « manqua lui faire une tracasserie assez sérieuse à cause
d'une allusion peu obligeante pour Madame du Barry, dont la faveur, alors au comble, vouloit être respectée ».
L'Avis aux Princes fut publié dans VAlmanach des Muses de 1774. Il était signé: « Par M. de L*** », et à la table des matières: «. M. DE L***, officier de dragons ».
La Harpe écrivait en 1776 au grand-duc Paul de Russie : Voici une chanson nouvelle, qui m'a parue jolie, du moins quand on la chante ; elle est de M. de Laclos, auteur de VÉpîlre à Margot :
Lison revenoit du village...
Cette chanson se trouve dans les Pièces fugitives.
PAGE 28 La poésie: A Mademoiselle*** est tirée des Pièces fugitives.
Cette épigramme est extraite du manuscrit 12.845, et nous ne croyons pas qu'elle ait été publiée jusqu'ici.
Ce conte est tiré du manuscrit 12.845.
M. Ad. van Bevcr l'a publié dans le premier volume de ses Conteurs libertins du dix-huitième siècle '.