‹ Poésies de Daniel LesueurChapitre 38 sur 85 · SOUFFLES T>'0%^1GE · texte numérisé non relu

SOUFFLES T>'0%^1GE

La falaise est droite et superbe, Et le vent de la haute mer, Comme un faucheur abat sa gerbe,

Y courbe l'herbe

D'un souffle amer.

Moi, contre qui le roc se dresse, Et qui vais toujours en avant, J'aime, quand parfois il me presse,

L'âpre caresse

De ce grand vent.

Il me repousse, et je m'obstine; Malgré son effort irrité, Je gravis Paltière colline,

D'où je domine

L'immensité.

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