‹ Poésies de F. AncelotChapitre 20 sur 67 · CHANT VI · texte numérisé non relu

CHANT VI

Bientôt le chant du coq va réveiller ranrore.

Le lourd marteau trois fois sur le timbre sonore

Est tombé : de la nuit les astres gracieux,

En lumineux saphirs, tremblant au front des cieux,

Du donjon de Yincenne éclairent les tourelles;

Dans le château royal tout dort : deux sentinelles

Se promènent, les yeux attachés sur le seuil ,

Et gardent la prison, où le fils de Luxeuil,

Fier d'un beau dévoùment, semble bénir sa chaîne.

Les soldats, en secret, plaignent sa mort prochaine ;

De leurs pas mesurés le monotone bruit

Résonne, et trouble seul le calme de la nuit :

Las enfin de veiller, de marcher en silence,

Ils s'arrêtent tous deux appuyés sur leur lance.

PHEMli:iŒ SKNTINELLK.

Compagnon, l'heure avance, et le jour n'est pas loin Bientôt nous ciuitterons ce lieu.

DEl Xlii.ME SENTINELLE.

.J'en ai besoin !

Le vent du nord me dace, et ma main s'est roidie.

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