‹ Poésies de F. AncelotChapitre 45 sur 67 · Ki>iTni:s · texte numérisé non relu

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Cuinme un beau lleuve épand sur les plaines lécondes Tous ces mille ruisseaux dont il gonfla ses ondes, Le trésor de nos rois, ouvert de toutes parts, Pour le fertiliser couvrait le sol des arts ; Mais alors, si j'en crois d'excellents patriotes, La France gémissait sous le joug des despotes, Et, libres de nos fers, nous avons aujourd'hui Un pouvoir libéral... qui garde tout pour lui. Va-t'endonc! Dans tes flancsjusqu'à ce qu'ils se plongent, Vois que de bras tendus ! de griffes qui s'allongent I La bassesse, l'intrigue et la servilité S'arment!... Et de ton corps meurtri, déchiqueté, Qu'ont bientôt englouti tant d'estomacs avides, Ne laissent que la peau sur des sacoches vides.

Pourrais-je encor douter du sort qui t'est promis 1 J'ai vu du percepteur s'avancer le commis. Il entre, il vient chez moi réclamer la pâture Dont je dois engraisser la victime future ; Voilà ton successeur qu'il faut déjà nourrir! Adieu, je vais payer!.,. Et toi, tu vas mourir!

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