‹ Poésies de F. AncelotChapitre 6 sur 67 · CHANT DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHANT DEUXIÈME

l'inspirée.

En ce lieu.

PHILIPPE

Qui doit périr ?

l'inspirée.

Ton fils !

PHILIPPE

Qui te l'a dit?

l'inspirée.

Mon Dieu !

PHILIPPE

Qu'entends-je? Porte ailleurs ta fatale démence ; Mon fds vivra !

l'inspirée.

Pour lui l'éternité commence !

PHILIPPE

Mon filsl... Pour le punir, est-il donc criminel? Qu'a-t-il fait? Laisse-nous! Va, mon cœur paternel De ce présage affreux repousse l'imposture : Vois mon fils préludant à sa grandeur future ; Ce jour confie un sceptre à sa jeune valeur ; Il vivra pour régner !

l'inspirée.

Regarde sa pâleur !

20 MAlilt 1)1-: !? H Ali A NT.

A ces mots, vers son fils, qui pâlit et chancelle, Le roi s'élance, en proie à sa douleur mortelle ; Au prince infortuné prodiguant ses secours, Marie, au prix des siens, veut racheter ses jours : Louis, d'un œil éteint, semble chercher son père; On le presse, on l'entoure, on frémit, on espère : Mais celle dont la voix a prédit son trépas. Immobile, à leurs soins ne se réunit pas, Et murmure, au milieu des femmes éplorées , De l'hymne des mourants les paroles sacrées. Une morne terreur se peint dans tous les yeu\ ; Les courtisans debout pleurent silencieux : Partout s'étend bientôt la nouvelle sinistre ; Plusdechants! plus de jeux!. ..De l'orgueilleux minislie, A côté du mourant, on entend les sanglots ; Il parle de vengeance et d'horribles complots ; Mais, démentant les pleurs où l'imposteur se noie. Un sourire homicide a dénoncé sa joie!

Telle, au front de l'Rtna, perçant l'obscurité, Brille, dans la nuit sombre, une errante clarté Dont l'aspect menaçant aux campagnes prochaines Révèle du volcan les fureurs souterraines.

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