AU ROI
A la fin tant d'amants, dont les âmes blessées
Languissent nuit et jour, Verront sur leur auteur leurs peines renversées, Et seront consolés aux dépens de l'Amour.
XLVI. — M. Lalanne, rectifiant Saint-Marc, a placé ces vers au mois de mars 1609, d'après une lettre de Malherbe à Peiresc. Ils lui'iii publiés, en 1620, dans les délices de la poésie française. Madame, la fille ainée du roi, avait tout au plus sept ans. « J'ai appris de M. de Racan, dit Ménage, que Malherbe fit ces vers en un jour. » L'idée première «le ces vers est antique; voy. dans l'Anthologie grecque, traduite par M. Dehèque, au tome I. p. 31S, C Amour fugitif de Moschus, et au tome II, p. 165 et 100, plusieurs épigrammes Sur une statue de l'Amour enchaîné. Différents traits de ces petites pièces grecques se retrouvent dans les stances de Malherbe.