‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 128 sur 219 · La vicomtesse d'Auchy · texte numérisé non relu

La vicomtesse d'Auchy

LXI. — Ces shnces parurent, en 1G20, dans les Délices de la poésie française. Toutes les rimes sont masculines; cela tient, ainsi que dous l'apprend Ménage, à ce que ces stances furent composées sur l'air d'une chanson du temps. Cependant elles ne purent être chantres, Malherbe ne s'étant pas conformé à la chanson, dont le premier vers de chaque strophe était de onze syllabes.

Les monts fameux des vierges que je sers 5

Ont-ils des fleurs en leurs déserts Qui, s'efforçanf d'embellir ta couleur, Ne ternissent la leur?

Le Thermodon a vu seoir autrefois

Des reines au trône dc< rois ; 10

.Mais que vit-il par qui soit débattu Le prix à ta vertu?

Certes nos lis, quoique bien cultivés,

Ne s'étoient jamais élevés Au point heureux où les destins amis 15

Sous ta main les ont mis.

A leur odeur l'Anglois se relâchant, Notre amitié va recherchant ;

Et l'Espagnol, prodige merveilleux !

1 sse d'être orgueilleux. 20

De tous côtés nous regorgeons de biens ;

Et qui voit l'aise où tu nous tiens, De ce vieux siècle aux fables récité Voit la félicité.

Quelque discord, murmurant bassement, 25

Nous tit peur au commencement;

9. — Le Thermodon est une rivière du Pont, coulant dans le pays habité par tes Amazones. — Seoir, être assis

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