‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 130 sur 219 · LA SIBYLLE PERS1QUÈ · texte numérisé non relu

LA SIBYLLE PERS1QUÈ

POUR LA REIXE

Que Bellone et Mars se détachent, Et de leurs cavernes arrachent Tous les vents des séditions; La France est hors de leur furie Tant qu'elle aura pour alcyons L'heur et la vertu de Marie.

LXII. — Ces stances et les suivantes furent imprimées, en 1612, dans le Camp de la Place Royale, ou Relation de ce qui s'est passé les 5e, (Ie et 7e jours d'avril lt>lv2, pour la publication des mariages du Roi et de Madame avec l'Infante et le Prince d'Espagne. Le tout recueilli par Honoré, sieur de Porchères, par le commandement de Sa Majesté. L'ouverture des fêtes, dit Saint- Marc, se fit par la Gloire montée sur un char, avec les Sibylles rangées au-dessus d'elle. Les vers que la Gloire récita sont de Gombaud. Les Sibylles chantèrent ensuite les deux pièces que nous donnons ici sous les numéros LXII et LXI1I et qui avaient été mises en musique par Boisset.

5. — Pour alcyons, c'est-à-dire : pour garants. L'alcyon était, pour les anciens, un présage de beau temps. Le moment où cet oiseau fait son nid était regardé par eux comme une époque de calme, dite des alcyons, pendant la durée de laquelle on pouvait se 'Minier sans crainte aux flots.

Page 1