‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 141 sur 219 · Cf. André Chénier, Élégies. I, iv, S · texte numérisé non relu

Cf. André Chénier, Élégies. I, iv, S

19. — Gomme l'a remarqué Ménage, Malherbe parait s'être inspiré de TibuUe, dans son invocation à Phœbus, II, y.

22. — Jeunes, qui ont les caractères de la jeunesse. Cf. A. Chénier, Élégies, II, ni, 26.

Des ridicules aventures

Non. vierges, non ; je me retire

De tous ces frivoles discours :

Ma reine est un but à ma lyre

Plus juste que nulles amours ;

Et quand j'aurai, comme j'espère, 35

Fait ouïr, du Gange à l'Ibère,

Sa louange à tout l'univers,

Permesse me soit un Cocyte,

Si jamais je vous sollicite

De in aider à faire des vers ! 40

Aussi bien chanter d'autre chose,

Ayant chanté de sa grandeur,

Seroit-ce pas, après la rose,

Aux pavots chercher de l'odeur,

Et des louanges de la lune 45

Descendre à la clarté commune

D'un de ces feux du firmament,

Qui, sans profiter et sans nuire.

N'ont reçu l'usage de luire

Que par le nombre seulement ? 50

Entre les rois à qui cet âge Doit son principal ornement,

30. — Voyez, dans Tibulle, I. i, 69, la même idée exprimée, qu'il ne convient qu'à la jeunesse de chanter L'amour.

42. — Chanter de, célébrer. Tournure ancienne. Dans Littré, l'historique fournit plusieurs exemples.

44. — Ménage rappelle, au sujet de ce vers, un proverbe grec : « Tu compares la rose au pavot. »

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