‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 149 sur 219 · ÉPITAPHE DE LA FEMME DE M. PIGET · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE DE LA FEMME DE M. PIGET

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Celle qu'avoit Hymen à mon cœur attachée, Et qui fut ici-bas ce que j'aimai le mieux, Allant changer la terre à de plus dignes lieux, Au marbre que tu vois sa dépouille a cachée.

Commetombe une fleur que la bise a séchée. Ainsi fut abattu ce chef-d'œuvre des eieux : Et depuis le trépas qui lui ferma les yeux, L'eau que versent les mien- n'es! jamais étancnéc

M prière- ni vaux ne m'y purent servir; L i rigueur de la mort se voulut assouvir, Et mon affection n'en put avoir dispense.

Toi. dont la piété vient sa tombe honorer, Pleure mon infortune ; et. pour ta récompense. Jamais autre douleur ne te fasse pleurer.

I. XXIII — Ce sonnet épitaphe fut composé en l'honneur de la femme d'Etienne Puget, devenu plus tard évêque de Marseille; et c'est dans la bouche même du mari que le poète met ses vers. Sa femme était, dit Ménage, la tille de Halle, doyen de la Chambre des comptes de Paris Ce sonnet parut en 1615 dans les Délices de la poésie française.

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