‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 167 sur 219 · MITÉ DE MARTIAL · texte numérisé non relu

MITÉ DE MARTIAL

Jeanne, tandis que tu fus belle.

Tu le fus sans comparaison ;

Anne à cette heure est de saison.

Et ne voit rien si beau connue elle.

Comme à toi les ans lui mettront

Quelque jour les rides au front.

Et feront à sa tresse blonde

Même outrage qu'à tes cheveux :

Mais voilà comme va le monde :

Je t'ai voulue, et je la veux. 10

LXXXVII. — Imprimée on 1620 clans les Délices de la poésie fran çaise. Voici l'épigramme de Martial (VI, 40) :

Femina praferri potuit libi nulla. Lycori :

Praefeni Glyccr.e femina nulla potest.

Haec erit hoc quod lu : tu non potes esse quod haec est.

Tempora quid l'aeiunt? hanc volo, te volui.

V,.y. 1rs Êpigrammes de Martial (édition Simon), II, p. 164. Le traducteur cite plusieurs autres imitations de CI. Marot, de Bussy-Rabutin, de la Monnaie, etc. Celle de Malherbe est certainement la meilleure.

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