STANCES SPIRITUELLES
Louez Dieu par toute la terre,
Non pour la crainte du tonnerre
Dont il menace les humains, Mais pour ce que sa gloire en merveilles abonde. Et que tant de beautés qui reluisent au monde g
Sont des ouvrages de ses mains.
Sa providence libérale
Est une source générale
Toujours prête à nous arroser.
L'Aurore et l'Occident s'abreuvent en sa course ; 10
On y puise en Afrique, on y puise sous l'Ourse ;
El rien ne la peut épuiser.
N'est-ce pas lui qui t'ait aux ondes Germer les semences fécondes D'un nombre infini de poissons ; 15
Qui peuple de troupeaux les bois et les montagnes,
LXXXIX. — Imprimées en 10:20 dans les Délices de la poésie française. Elles font l'objet de la 161e lettre de Costar à la marquise de Lavardin. Après ces stances on pont relire (ce qui ne serait pas à l'avantage de Malherbe) le chœur délicieux qui termine le premier acte d'Atkalie.
S. — Générale, pour universelle, qui aurait valu infiniment mieux.
Donne aux prés la verdure, et couvre les campagnes De vendanges ef «le moissons?
Il est bien dur à sa justice
De voir l'impudente malice 20
Dont nous l'offensons chaque jour; Mais, comme notre père, il excuse nos crimes, Et même ses courroux, tant soient-ils légitimes,
Sont des marques de son amour.
Nos affections passagères, 25
Tenant de nos humeurs légères,
Se font vieilles en un moment ; Quelque nouveau désir comme un vent les emporte ; La sienne, toujours ferme et toujours d'une sorte,
Se conserve éternellement. 30