SV[{ LA MORT DE SON FILS
Que mon fils ait perdu sa dépouille mortelle, Ce Dis qui fut si brave, et que j'aimai si fort, Je ne l'impute point à l'injure du sort, Puisque finir à l'homme est chose naturelle.
Mais que de deux marauds la surprise infidèle S
Ait terminé ses jours d'une tragique mort, En cela ma douleur n'a point de réconfort, Et tous mes sentiments sont d'accord avec elle.
0 mon Pieu, mon Sauveur, puisque, par la raison,
Le trouble de mon âme étant sans guérison, 10
Le vœu de la vengeance est un vœu légitime.
Fais que de ton appui je sois fortifié ;
Ta justice t'en prie, et les auteurs du crime
Sont fils do ces bourreaux qui t'ont crucifié.
CX. — Ce sonnet, sur la mort de son fils, tué à la suite d'une querelle, en juillet 1627, tut imprimé, eu 1G28, avec les deux pièces qui suivent. Ce fut Ménage qui le joignit aux œuvres de Malherbe.
;;. Gaspard de Bovet, baron de Bonnes et Paul de Fortia, seigneur de Piles.
14. — Ce Fortia de Piles avait déjà eu une affaire avec le fils de Malherbe, quelques années auparavant, en 16-2-2, et Malherbe