‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 191 sur 219 · QUI, EN LEUR PAYEUR, ÉTOIENT DESCENDUS DANS L*ÎLE DE RÉ · texte numérisé non relu

QUI, EN LEUR PAYEUR, ÉTOIENT DESCENDUS DANS L*ÎLE DE RÉ

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Donc un nouveau labeur à tes armes s'apprête

Prends ta foudre, Louis, et va, comme un lion, Donner le dernier coup à la dernière tète De la rébellion.

écrivait alors à un de ses amis (édit. 1862, tome IV, p. 73) : « Mes amis me disent que c'est an juif à qui j'ai affaire, et je ne dois pas trouver étrange que. mon fils soit persécuté par enux-mèmes qui onl crucifié le Fils de Dieu. »

CXI. — Cette ode fut composée on 1627, alors que les Anglais s'étaient emparés de l'Ile de Ré, et qno le roi se disposait à aller prendre le commanderaenl de l'armée qui assiégeait la Rochelle. Elle n'était pas encore terminée à la fin de cette année et parut on 1618, jointe à la lettre qu'au sujel de la mort de sou fils Malherbe adressa au roi Louis Mil. Le poète avait soixante-douze ans passés quand il lit celte ode. » Mouvement, éclat, élévation, sensibilité même, rien n'y manque, dit Sainte-Beuve (Poésie française au seizième siècle, éd. iu-i-2, p. 160) : c'est la vieillesse du talent dans toute sa verdeur. ■ Richelieu, après avoir lu cette pièce, répondît à Malherbe : ■■ Je pue Dieu que d'ici à trente ans vous nous puissiez donner de semblables témoignages de la verdeur de votre esprit, que les années n'ont pu vieillir qu'autant qu'il fallait pour l'épurer entièrement. »

1. — Sur la brusque rapidité de ce début, voy. la note de Sainte- Beuve, 1.XXI1, 1 — C'est un art que Malherbe doit sans doute à Ronsard, dont plusieurs pièces commencent aussi par ce même mot

Fais choir en sacrifice au démon de la France S

Les fronts trop élevés de ces aines d'enfer, Et n'épargne contre eux, pour notre délivrance. Ni le feu ni le fer.

Assez de leurs complots l'infidèle malice A nourri le désordre et la sédition ; 10

Quitte le nom de Juste, ou fais voir ta justice En leur punition.

Le centième décembre a les plaines ternies, Et le centième avril les a peintes de Heurs, Depuis que parmi nous leurs brutales manies IS

Ne causent que des pleurs.

Dans toutes les fureurs des siècles de nos pères, Les monstres les plus noirs tirent-ils jamais rien Que l'inhumanité de ces cœurs de vipères

Ne renouvelle au tien t 20

Par qui sont aujourd'hui tant de villes désertes, Tant de grands bâtiments en masures changés,

Donc {Amuurs, Pièces relr., son. XLVII ; Odes retranchées, à R. Betleau et à la Forest de Gastine; Tombeau de Charles IX) Sur des débuts d'A. Chénier et de Racine, voy. A. Chénier, Élégies, III, ir, p. v287. — Au troisième vers, Malherbe revient encore à l'image de l'hydre, dont il a fait usage plusieurs fois; voy. IX. 6.

5. — i 11 faudrait : au Gértie de la France, dit avec raison Sainte-Beuve i.V. L ., XIII. p. 397); le mol démon, pris en bonne part et opposé à des âmes d'enfer, à des démons pris dans le sens ordinaire, fait une légère confusion »

8. — Sur la violence de cette invective contre les rebelles, voy. Sainte-Beuve, A. L , XIII. p. 395498.

15. — Périphrase dont Ménage cite des exemples dans Horace Voy. la sixième strophe de la pièce XVI.

El de tanl de chardons les campagnes couvertes, Que par ces enragés ?

Les sceptres devant eux n'ont point de privilèges, 25 Les immortels eux-même en sont persécutés; Et c'est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilèges Font plus d'impiétés.

Marche, va les détruire, éteins-en la semence, Et suis jusqu'à leur fin ton courroux généreux, 50

Sans jamais écouter ni pitié ni clémence Qui te parle pour eux.

Ils ont beau vers le ciel leurs murailles accroître, Beau d'un soin assidu travailler à leurs forts, Et creuser leurs fossés jusqu'à faire paroître 55

Le jour entre les morts :

Laisse-les espérer, laisse-les entreprendre. Il suffit que ta cause est la cause de Dieu, Et qu'avecque ton bras elle a pour la défendre

Les soins de Richelieu : 40

Richelieu, ce prélat de qui toute l'envie

Est de voir ta grandeur aux Indes se borner,

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