[Puisse prêter l'épaule au inonde chancelant
a dit Le grand Corneille par une image différente dans la Mort de Pompée (I, n. A. Ciikmu. ]
30. - La troupe (celle des huguenots) qui l'assaut (qui 1 assaille). Voyez dans Littré l'ancienne conjugaison du présent et du futur du verbe assaillir. — Mettre bas, renverser; v.»y. littré, Bas, 5v
49. — Ménage blâme ceux qui n'osent se servir du mot poitrine.
Ce fut quand du Sauveur il se vit regardé; Los yeux furent les aies, les œillades les flèches Qui percèrent sou âme, et remplirent de brèches Le rempart qu'il avoit .si lâchement gardé.
Cet assaut comparable à l'éclat d'une foudre, 55
Pousse et jette d'un coup ses défenses en poudre;
Ne laissant rien chez lui que le même penser
D'un homme qui, tout nu de glaive et de courage.
Voit de ses ennemis la menace et la rage,
Qui le fer en la main le viennent offenser. GO
Ces beaux yeux souverains qui traversent la terre, Mieux que les yeux mortels ne traversent le verre. Et qui n'ont rien de clos à leur juste courroux, Entrent victorieux en son âme étonnée, Comme dans une plan' au pillage donnée, G5
Et lui font recevoir plus de morts que de coups.
La mer a dans son sein moins de vagues courantes. Qu'il n'a dans le cerveau de formes différentes, Et n'a rien toutefois qui le mette en repos ;
qu'il trouve luit beau. Malherbe lui-mêmeTa critiqué dans Desportes.
Ronsard l'emploie souvent, et dans ses plus gracieuses peintures (par ex . Odes, IV. xxvi.)
'6-1. — Vers, remarque Menace, exactement traduit du vus du Tansille :
Cili ocihi lui' gii archi, e i guardi fur gli strali.
îiS — Nu de, dépouillé de, latinisme. Chevreau en dune un exemple tiré d'Alain Chartier (au Livre des Quatre (hunes), qui est à ajouter à ceux «le du Bartas et de Desportes que cite M. Littré (Nu, A°, et Uist.)
67. — Comparaison familière aux poètes, dit .Ménage. Virgile, dans l'Enéide (VIII, 191 : « Magno curarura Quctuat aestu. »
PO KSI F S DE F. HALIIERRE !»
Car aux /lois de In pour sa navire qui tremble 70
Ne trouve poinl de port, et toujours il lui semble Que des yeux de son maître il entend ce propos :
« Eh bien ! où maintenant esl ce brave langage?
Cette roche de foi? cel acier de courage?
Qu'es! le feu do ton zèle au besoin devenu? 73
Où sont tant do serments qui juroient une fable?
Comme tu fus menteur, suis-je jias véritable?
El que t'ai— je promis qui 110 soit avenu?
« Toutes les cruautés de ces mains qui m'attachent,
Le mépris effronté que ces bouches me crachent, 8û
Les preuves que je fais de leur impiété,
Pleines également de fureur et d'ordure,
Ne me sont une pointe aux entrailles si dure.
Comme le souvenir de ta déloyauté.
« Je sais hier, qu'au danger les autres de nia suite 83 Ont eu peur de la mort et se sont mis en fuite; Mais toi, que plus que tous j'aimai parfaitement, Pour rendre en me niant ton offense plus grande. Tu suis mes ennemis, t'assembles à leur bande, Et des maux qu'ils me font prends ton ébattement.» 00