‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 41 sur 219 · Lourd et ehargé. A. Cuékier · texte numérisé non relu

Lourd et ehargé. A. Cuékier

80. — Ed. 18G2 : « Que ces bourreaux me crachent. » Tontes les anciennes éditions donnent bouches ; c'est depuis L'édition de 1630 qu'on lit bourreaux. Voy. Saint-Marc A propos du mot Cracher, Ménage el Chevreau s'étendenl en de longues digressions, bien curieuses aujourd'hui, sur les mois qui sonl honnête» el sui' ceux qui ne le sont \m<

Le nombre est infini des paroles empreintes

Que regarde l'apôtre en ces lumières saintes ;

El celui seulement que sous une beauté

Les Jeux d'un œil humain ont rendu tributaire,

Jugera sans mentir quel effet a pu faire 95

Des rayons immortels l'immortelle clarté.

11 est bien assuré que l'angoisse qu'il porte Ne s'emprisonne pas sous les clefs d'une porte, Et que de tous côtés elle suivra ses pas ;

Mais pour ce qu'il la voit dans les yeux de son maître, 100 11 se veut absente!', espérant que peut-être Il la sentira moins en ne la voyant pas.

La place lui déplaît, où la troupe maudite

Sun Seigneur attaché par outrages dépite;

Et craint tant de tomber en un autre forfait. 105

Qu'il estime déjà ses oreilles coupables

D'entendre ce qui sort de leurs bouches damnables,

Et ses yeux d'assister aux tourments qu'on lui fait.

Il part, et la douleur qui d'un morne silence

Entre les ennemis couvroil sa violence, 110

Comme il se voit dehors a si peu de compas,

Qu'il demande tout haut que le sort favorable,

Lui fasse rencontrer un ami secourable,

Qui touché de pitié lui donne le trépas.

92. — Ces lumières, ces yeux I! y a dans le Tansille : « Le due serene luci. » Lucc en italien, Yeut dire lumière, et désigne aussi l,i prunelle de l'œil

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