‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 42 sur 219 · Ed. 186-2 : « Par outrage · texte numérisé non relu

Ed. 186-2 : « Par outrage

111. — Ed. 18l>2 : « A s: peu de combats, » ce qui n'offre aucun sens. A si peu d<- compas, c'est-à-dire a si peu de mesure. C'est la leçon donnée par les anciennes éditions

En ce piteux étal il n'a rien de fidèle iio

Que sa main qui le guide où l'orage l'appelle ;

Ses pieds, com ses yeux, ont perdu leur vigueur;

Il ;i de tout conseil son âme dépourvue,

Et dit, en soupirant, que la nuit de sa vue

Ne l'empêche pas tant que la nuit de son eœui\ 120

Sa vie, auparavant si chèrement gardée, Lui semble trop longtemps ici-bas retardée;

('/est elle qui !<• fâche et le fait consumer ;

Il la nomme parjure, il la nomme cruelle,

Kl toujours se plaignant que sa faute vient d'elle, 125

Il n'en veut faire compte et ne la peu! aimer.

« Va, laisse-moi, dit-il, va. déloyale vie;

Si de te retenir autrefois j'eus envie,

Et si j'ai désiré que tu fusses chez moi,

Puisque lu m'as été si mauvaise compagne, iôo

Ton infidèle foi maintenant je dédaigne;

Quitte-moi, je te quitte et ne veux plus de toi.

« Sont-ce les beaux desseins, mensongère et méchante,

Qu'une seconde fois ta malice m'enchante,

Et que pour retarder une heure seulement 15b

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