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Beau ciel, par qui mes jours sont troubles ou sont calmes, Seule terre où je prends mes cyprès et mes palmes,
à son fils (publiée en 1846), avait seize ans en 160o. C'est même L'âge île cette 1311c, née peu de temps avant la mort de son père, quia permis à M. Lalanne de fixer la composition de cette épitaphe à l'année l.'i89. Le sous-titre ajouté par Ménage a entraîné le jugement des commentateurs, et aucun d'eux ne parait avoir saisi la - • ■ de Malherbe. Suivant eux. Malherbe aurait souhaité que tous ses parents, au nombre d dix, fussent couchés dans ce tombeau, pour en hériter, ajoutent-ils. Eh bien, selon nous, c'est tout le contraire. Malherbe a voulu dire et a dit : « Plût or (présentement, à cette heiire';i bleu qu'ils fassent dix! c'est-à-dire : Plût à Dieu que mes parents fussent encore (à cette heure) au nombre de dix! » Ce vers, sans l'adverbe de lieu y, ne peut se prêter à l'interprétation des éditeurs.
VI. —Ces stances furent composées pour Henri de Bourbon, duc de Montpensier, qui avait demandé la main de la sœur de Henri IV, Catherine de Bourbon, duchesse de Bar. Ce mariage n'eut pas lieu. Saint-Marc a ûxé la date de cette pièce à 15 i ou 1592, parce que ce fut vers cetle époque, pendant le siège de Rouen, que, selon le Journal de VEstoile,\e duc de Montpensier fil sa demande.
Catherine, dont l'œil ne luit que pour les dieux, Punissez vus beautés plutôt que mon courage, Si, trop liant s'élevant, il adore un visage h
Adorable par force à quiconque a «les yeux.
Je ne suis pas ensemble aveugle et téméraire,
Je connois bien l'erreur que l'amour m'a fait faire,
Cela seul ici-bas surpassoit mon effort ;
M;iis mon âme qu'à vous ne peut être asservie, 10
Les destins n'ayant point établi pour ma vie
Hors (le cet océan de naufrage ou de port.
Beauté, par qui les dieux, las de notre dommage, Ont voulu réparer les défauts de notre âge, Je mourrai dans vos feux, éteignez-les ou non, 15
Comme le fils d'Alcmène, en me brûlant moi-même ; Il suffit qu'en mourant dans cette flamme extrême, Une gloire éternelle accompagne mon nom.
On ne doit point, sans sceptre, aspirer où j'aspire: C'est pourquoi, sans quitter les- lois de votre empire, 20 Je veux de mon esprit tout espoir rejeter. Qui cesse d'espérer, il cesse aussi de craindre ; Et, sans atteindre au but où l'on ne peut atteindre, Ce m'est assez d'honneur que j'y voulois monter.
ô. —[Qu'est-ce que cela veut dire ? A. Cdéxibr.] Cela veut dire que les dieux seuls sont dignes d'attirer les regards de Catherine.