‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 83 sur 219 · POOB LE PREMIER BALLET DE MONSEIGNEUR LE DAUPHIN SON N E I · texte numérisé non relu

POOB LE PREMIER BALLET DE MONSEIGNEUR LE DAUPHIN SON N E I

Voici de ton État la plus grande merveille, Ce fils où ta vertu reluit si vivement ; Approche-toi, mon prince, et vois le mouvement Qu'en ce jeune dauphin la musique réveille.

Qui témoigna jamais une si juste oreille '6

A remarquer des tons le divers changement ? Qui jamais à les suivre eut tant de jugement, Ou mesura ses pas d'une grâce pareille?

Les esprits de la cour, s'attachant par les yeux

A voir en cet objet un chef-d'œuvre des deux, u

Disent tous que la France est moins qu'il ne mérite.

Mais moi, que du futur Apollon avertit,

Je dis que sa grandeur n'aura point de limite,

Et que tout l'univers lui sera trop petit.

XXIX. — Ce sonnet, imprimé pour la première fois dans l'édition de 1630, fut composé non pas en 1610, ainsi que l'avait dit Saint- Marc, mais en 1608, comme l'a établi M. Lalanne en lixant, d'après une lettre de Malherbe lui-même, la date du premier ballet dansé par le dauphin (depuis Louis XIII) au mois de mars de l'année 1608.

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