‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 86 sur 219 · Rien tlu leur, rien de ce qui est à eus · texte numérisé non relu

Rien tlu leur, rien de ce qui est à eus

90. — Voilà peut-être la source du mot de Rivarol : « Champeenetz, c'est mon clair de lune.»

92. — L'autrui, le droit d'autrui, le bien d'autrui. C'est dit M. Littrë, un terme de l'ancienne chancellerie. Du temps de Ménage, cette façon de parler était déjà du vieux temps. Dans l'ancienne langue, autrui avait toujours un sens absolu et indéterminé; voy. Burguy, Qram, de la langue d'uil, I, p. 172.

Jette les yeux dessus ta vie,

Et le voit emporter le prix 95

Des grands cœurs et des beaux esprit-.

Dont aujourd'hui la France est pleine,

Est-il pas contraint d'avouer

Qu'il a lui-même de la peine

A s'empêcher de te louer? 100

Soit que l'honneur de la carrière

T'appelle à monter à cheval.

Soi! qu'il se présente un rival Pour la lice ou pour la barrière,

Suit que tu donnes ton loisir 105

A prendre quelque autre plaisir,

Éloigné des molles délices.

Qui ne sait que toute la cour

A regarder tes exercices

Comme à des théâtres accourt ? 110

Quand tu passas en Italie,

Où tu fus quérir pour mon roi

Ce joyau d'honneur et de foi

Dont l'Arne a la Seine s'allie,

Thétis ne suivit-elle pas lis

Ta bonne grâce et tes appas,

Comme un objet éinerveiilable,

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