‹ Poésies de Félix ArversChapitre 39 sur 60 · SCENE I V · texte numérisé non relu

SCENE I V

FRANÇOIS I''-, PERRON, COP, PETIT, DUCHATEL, D'ANNEBAUT, à la tête des Archers du Roi.

FRANÇOIS ler.

Livrez cet Iioinmc aux plus rudes tortures ! Emparez-vous de lui !

FERRON, tirant sa relique de son sein, et la montrant aux solJals.

Chétives créatures, Approchez ! N'aurez-vous vergogne ni remord De profaner ce bois où le Sauveur est mort ? Savez-vous qu'un pouvoir, qui n'est pas de la terre. Imprima sur mon front un sacré caractère? Voulez-vous l'éprouver ? Savez-vous que je puis Changer, d'une parole, en sang l'eau de vos puits. Corrompre vos moissons, faire tomber sur elles Toute une vaste mer d'impures sauterelles. Et que sur tous vos champs, d'un mot j'aurai jeté Neuf ans de sécheresse et de stérilité.

(Tous les personnages restent glace's d'effroi.) FRANÇOIS F"^, troublé lui-même.

Et quoi ! vous hésitez ! Quelle terreur panique?...

d'annebaut.

Ah ! Sire, il est armé de pouvoir satanique!

FRANÇOIS F^", d'une voix éteinte.

Cet homme m'a tué. — Qu"on mande le dauphin ; Allez vite ! je sens que je me meurs !

FERRON

Enfin ! ^

(Il se retire en passant au milieu des archers, qui ouvrent leurs rangs devant lui.)

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