‹ Poésies de Félix ArversChapitre 40 sur 60 · SCÈNE V et dernière · texte numérisé non relu

SCÈNE V et dernière

Les mêmes, excepté Perron ; LE DAUPHIN ; Hérauts

d'armes.

LE DAUPHIN se précipitant au pied du lit du Roi.)

Mon père, qu"avez-vous ? répondez-moi, mon père!...

AMBROISE paré.

La fièvre Ta repris.

COP

Mais cependant j'espère Qu'on pourra le sauver: l'art humain...

FRANÇOIS r'', dune v^ix éteinte.

Non ; je sens Que les secours de l'homme ici sont impuissans ! Vos soins n'y pourraient rien. — Le médecin de l'âme

Est le seul désormais que mon état réclame !

GUILLAUME PETIT

Qu'exigez-vous ?

FRANÇOIS F""^ de même.

Soldat de la croix, qu'en partant J'emporte sur mon front le sceau du combattant, Le ciel m'ayant laissé dans sa toute-puissance Mon entière raison et pleine connaissance. Moi, je ne voudrais pas que la mort me surprît Avant d'avoir reçu le corps de Jésus-Christ.

(On apporte le viatique ; tous les personnages s'agenouillent, Guillaume Petit, assisté de Pierre Duchâtel, administre le sacrement de l'extréme-onction au Roi, qui le reçoit avec tous les signes de la plus ardente piété, et baise plusieurs fois la croix avec ferveur.)

GUILLAUME PETIT, debout, élevant la croix.

Mon fils, car vous allez bientôt voir f:ice à face Celui devant lequel toute grandeur s'efface, Et qui ne prend souci dans son éternité De ces rangs qu'inventa l'humaine vanité ; Par le pouvoir de Dieu sur toutes créatures, Par le Verbe incarné, par les saintes tortures De ce Christ qui voulut, pour racheter nos droits, Revêtir cette chair, et mourir en la croix, Je vous absous !

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