‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 126 sur 149 · A LA DUCHESSE DE BENAVENTÉ · texte numérisé non relu

A LA DUCHESSE DE BENAVENTÉ

APRÈS UHE PETE BBILLAKTS, DOHKÉE A MADRID, ET DOVT BI.I.B AVAIT PAIT LES UOITVEURS , A L*AGE DE 8o AVS.

(Madrid, 27 février 1827.)

Ornement de votre patrie, Appui d'une illustre maison , Vous dont le sort digne d'envie Fut d'avoir ce que dans la vie Le ciel mit d'aimable et de bon , Vertu , douce philosophie , Esprit , bienfaisance , raison , Croyez à ma reconnaissance, Benaventë; d'un noble accueil Si plein de grâce et d'indulgence Le souvenir non sans orgueil Me suivra dans la belle France.

Dans vos salons brillant de feux.

De cristaux , où l'air qui s'enflamme Éclaire ces danses, ces jeux, Ces fêtes dont vous êtes l'ame , J'ai vu sans doute avec plaisir Des hommes que surent choisir Les nations les plus puissantes, Ambassadeurs , nonce ou prélat , De graves intérêts d'état

POÉSIES DIVERSES. 2/|i

Occupant leurs têtes pensantes :

Des femmes qui , cachant Tëclat De la plus illustre naissance^ Empruntaient à chaque climat Les costumes de chaque état Dans leur plus rustique élégance; Ou dont la superbe opulence, Brillant de somptueux habits , Des diamants et des rubis Étalait la magnificence :

Mais je sus mettre à plus haut prix Votre admirable caractère, Vous, pour qui seule moins sévère L'âge accroît le don de charmer, Vous, que l'heureux besoin d'aimer Rend infatigable pour plaire.

Quels vœux pour vous pouvais-je faire?

A peine un seul m'était resté ; Quand vos filles, dont la beauté Forcerait l'envie à se taire.

Ont pour unique vanité Celle de vous nommer leur mère; Quand leurs filles avec fierté A leur aïeule ont présenté L'une son fils , l'autre sa fille ; Mon vœu fut pour votre santé :

Par ce vœu seul , j'ai souhaité Le bonheur de votre famille.

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