‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 143 sur 149 · A ZÉPHIRE · texte numérisé non relu

A ZÉPHIRE

Toi qu'aux forêts le doux printemps^ ramène , Du mois des fleurs hôte aimable, innocent, Toi, de typris suave et fraîche haleine, Zéphire caressant :

Tu sais les maux dont mon ame soupire ; Va, si toi-même allégeas mes douleurs.

Près de Philis; hâte-toi, doux Zéphire, Et dis-lui que je meurs.

11 fut un temps où, me voyant en larmes, Philis pleurait; que ce temps était doux!

J'étais aimé: maintenant, plein d'alarmes.

Moi, je crains son courroux.

Ainsi du ciel la faveur bienveillante , Ainsi toujours la clémence des cieux Daigne épargner la neige aux lieux qu'enchante Ton retour gracieux!

Vois fuir au loin la nue ; et que la grêle, Jamais sur toi tombant à coups pressés , N'ose lancer au duvet de ton aile Ses globules glacés.

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