ACTE III, SCÈNE I
(ApTl.)
O mon pays! en moi ne vois jamais un traître! fam^ai sauvé l'état, et le trône et mon maître,
FLAMINIUS, àpart.
Cesse de craindre aifîn ton ennemi fatal ^ Rome ! Flaminius te promet Annibal.
(U se rapproche d'Arbate.)
Au palais dont la garde à vos soins est commise Les chefs et les soldats...
ARBATE.
Serviront Tentreprise :
Ils attendent mon ordre, et sont prêts à s'armer. Pour mieux perdre Annibal, je dois vous informer D'un secret...
FLAMINIUS
Quel est-il?
ARBATE.
Je viens de reconnaître Qu' Annibal, qui du roi se défiait peut-être, Avait su retrouver dans le fond de ces tours L'antique souterrain dont les sombres détours Prolongent vers la mer une secrète issue ^ J'en ai même observé la porte inaperçue; Et dès ce jour.-
FLAMINIUS
Les lieux ^ le moment, le destin, Tout nous sert. Le succès ne peut être incertain. Ainsi tout est réglé. Quand vos regards à peine Distingueront les mâts de la flotte d'Eumène, Agissons de concert, Arbate; à ce signal ,^
44 ANNIBAL
Qu'au palais vos guerriers enferment Annibal : Moi, j'y conduis les miens par la porte secrète; Les autres au-dehors lui ferment la retraite.
ARBATE.
Je vais tout disposer. Soyez sûr de ma foi.
FLAMINIUS
Sortez ; le prince vient.