‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 27 sur 149 · FLAMINIUS, NICOMEDE · texte numérisé non relu

FLAMINIUS, NICOMEDE

NIGOMEDE.

Oui , lorsque devant moi Vous offensiez mon père, et quand, plus fiers encore, Vos discours attaquaient un héros que j'honore. J'ai pu vous outrager d'un mot injurieux:

J'ai pour lui le respect que l'on a pour les dieux. Mais vous ne venez pas, au sein de notre ville. Poursuivre le malheur en son dernier asile.

Vous, qui pour vos vertus, vîtes en votre nom La Grèce consacrer le temple d'xipoUon.

FLAMINIUS

Lorsque Flaminius, en servant sa patrie,

Rendit aux Grecs heureux leur liberté chérie,

A de pareils honneurs, prince, il eut quelques droits.

WICOMEDE.

Faut-il la rendre aux Grecs, et la ravir aux rois? Au gré de Rome enfin doivent-ils dans leur ame Éteindre des vertus la généreuse flamme.

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