‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 4 sur 149 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

PRUSIAS, ARBATE.

PRUSIAS

Rome prévoit déjà ma future grandeur;

Elle traite avec moi par un ambassadeur :

L'écrit que les Romains t'ont chargé de me rendi-e,

Arbate, m'en instruit; je viens même d'apprendre

Qu'il peut sur ce rivage aborder dès ce jour.

Ainsi donc on nous craint, depuis que dans ma cour

Le héros de Carthage est venu d'Ionie

Demander un asile aux champs de Bithynie :

Il est de mon pouvoir le solide soutien ;

Et le nom d'Annibal fait redouter le mien.

Mais, parle, que disait Rome de nos conquêtes?

ARBATE.

Rome n'en parlait pas. J'arrive : pour des fêtes Je vois un peuple entier couvrant de toutes parts Ses ^places, ses chemins, sçs temples, ses remparts; Quand un char triomphal vient montrer à la ville Le roi des Lusitains que traînait Paul Emile.

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