‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 52 sur 149 · NICOMEDE, ANNIBAL · texte numérisé non relu

NICOMEDE, ANNIBAL

inCOMEDE.

Peut-il de tant de maux ne pas être accablé?

Que fera-t-il ? Où fuir , à présent exilé Et d'Afrique et d'Europe, et presque.de l'Asie? Seul contre Rome ! Hélas ! armés contre sa vie, Insultant à son nom ainsi qu'à ses bienfaits, D'ingrats concitoyens ont détruit son palais ; L'ont proscrit, ont gardé sa famille en otage. Ont partagé ses champs, paternel héritage, Même ses vêtements, et, mettant tout à prix.

Dans la place publique ont vendu ses débris.

(Annibal parait aa fond da théâtre, et écoate Nicomede, qui continne:)

Et lui, quels sont ses vœux? Carthage en vain l'offense, Sauver Carthage ingrate est sa seule vengeance. Grands dieux, voyez enfin d'un regard d'équité Un grand homme luttant contre l'adversité !

ANinBAL.

Cher prince... Mais parlez : quelle imprudence extrême! £h quoi ! pour me servir vous vous perdez vous-même!

iriCOMEDE.

Je redoutais pour vous les complots des Romains;

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