‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 58 sur 149 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ANNIBAL

Je sers, je venge un roi; ce roi n'est qu'un parjure. Il me trahit! eh bien! témoins de mon injure, Soleil, dieu d'Amilcar, et toi dont les autels, Bélus, ont vu ma mère, oubliant les 'mortels, T'implorer nuit et jour pour sa chère patrie; Vous tous, dieux de Carthage et dieux de la Syrie, Vengez ce lâche affront! Dois-je encore une fois, Par mes vœux contre Rome épouvantant les rois , D'un nom long-temps fameu;i prostituer la gloire? Et de mes longs travaux leur rappelant l'histoire. Aller, vil courtisan, au retour du soleil, D'un indolent monarque attendre le réveil?

Je ne veux plus des rois essuyer le caprice.

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