SCÈNE V
ANNIBAL, HIARBAS.
HIARBAS.
Partout la place au loin de Romains est rempHe.
ANNIBAL
Armés?
HIARBAS.
Armés. Sortons : ils sont même assez près.
Sortons d'ici.
ANIfIBAL.
Prenons des chemins plus secrets, Viens.
(Annibal 8*ayance yen le soaterrain. ) HIARBAS.
Ciel! Flaminius est suivi d'une escorte.
Du souterrain lui-même il ébranlait la porte.
ANNIBAL
Et le prince?
HIARBAS.
Il est libre; et, secondé d'Arcas, Ses ordres sur la place ont rangé les soldats. Le roi , hors du palais , contre un fils qu'il redoute A fait marcher sa garde , et l'on combat sans doute. Mais Arbate en ses plans seconde ce Romain.
Hâtons-nous ; affermis sur la porte d'airain , Deux robustes leviers quelque temps la défendent; Sortez par le palais.
ANNIBAL
Non; c'est là qu'ils m'attendent.
Arbate et les Romains, contre moi conjurés.
Des portes du palais se seront emparés :
Pour me sauver le prince en vain cherche une voie. Fût-il vainqueur, à Rome ils conduiraient leur proie. On nous a devancés ; et je n'ai plus d'espoir» Puis-je compter sur toi? Feras-tu ton devoir?
HIARBAS.
A vos ordres toujours Hiarbas fut fidèle.
ANNIBAL
Prépare le poison que cet anneau recèle.
(Hiarbas sort.)