FÊTE D'UNE MAITRESSE DE PENSION
Dieu donne à l'oiseau le feuillage, A l'herbe le ruisseau qui fuit.
Au voyageur le doux ombrage, Au repos la paisible nuit ; Au faible enfant la tendre mère, Dont l'amour jamais ne tarit.
Coupe où le cœur se désaltère , Brillant miroir où tout sourit.
Puis, pour guider notre jeunesse.
Dans cette vie où nous entrons , Dieu nous confie à ta tendresse , 0 maîtresse que nous aimons !
A toi notre reconnaissance , Toi , dont les travaux assidus , En dissipant notre ignorance , Font naître en nous mille vertus.
Tu nous aimes , tu nous diriges , En toi nos cœurs vont s'épancher, Tu nous soutiens, nous, faibles tiges , Que tous les vents feraient pencher. Si nos mains n'ornent pas ta tête Des objets les plus précieux, Du moins nous t'offrons, pour ta fête, Des fleurs, notre amour et nos vœux.