‹ Poésies de François RougetChapitre 55 sur 82 · SUR JEAN REBOUL · texte numérisé non relu

SUR JEAN REBOUL

En vérité vous êtes trop mystique :

Vous nous prêchez quelquefois dans vos vers. Le vrai me plaît, et mon esprit sceptique, Ne peut vous suivre aussi haut dans les airs.

Vos vers, d'ailleurs, sentent peu la boutique; Ce sont des gens aux nobles et grands airs , Qui sans façon , du céleste portique , Vont s'installer chez le dieu des enfers.

Continuez, j'aime votre assurance,

Vos saints transports , votre aimable innocence ;

Catéchisez de Paris à Stamboul ;

Et quand votre âme , à son délire ,

Aura suivi le son de votre lyre ,

Soyez certain qu'on dira : . . . saint Reboul !

LE BAISËH.

Fils (lu désir amoureux, Le baiser coquet , volage , Erre du sein aux cheveux ; C'est vainement qu'au passage Le retardent deux beaux yeux.

Petit folâtre , il se joue , Selon son tempérament , Sur les roses d'une joue , Ou les lis d'un cou charmant.

Las d'errer avec délice .

Bientôt , par un doux caprice , Ivre de félicité ,

Il revient, comme en sa couche; Reposer sur une bouche Où ralleiid la volupté.

Page 1