MORT D'UNE DAME DE TRENTE ANS
Une rose embaumait , charmante à son matin Belle encore au midi d'une chaude journée; Un ange l'aperçut et la cueiUit soudain , Pour la ravir au soir dont le vent l'eût fanée.
Que n'ai-je autant qu'un roi de fortune et d'empire ! Que ne suis-je poète à la sublime lyre! Je donnerais mon trône et mon peuple et mes chants , Ma couronne, mon sceptre et tous mes diamants , Et tout ce que mes vers, notes , soupirs ou flammes Jetteraient d'harmonie et d'échos dans les âmes ; Enfin , tout ici-bas et ma part dans les cieux , Pour ta peau blanche et tes beaux yeux !