LETTRE
(sans date, sans signature et sans adresse).
(C'est sans doute Palerne qui l'a adressée lui-même au duc d'Alençon dont il avait été le secrétaire.)
Si vous estiez de ceux qui ne sçavent à quoy despendre les heures, et que je me veisse encores en ceste oysive saison que je ne sçavois à quoy les employer, je vous
il fut assassiné par un mari outragé. Claude, baron de la Châtre, gouverneur du Berry, s'était attaché également à ce prince, qu'il entretenait, disait-on, dans sa haine contre Henri III, son frère. Après la mort du roi, il fut un des quatre maréchaux Je France nommés par le duc de Mayenne.
escrirois plus souvent, au moingtz pour bien employer l'heure que je mectrois à vous escrire. Mais par ce que je sçay que le plus souvent le temps, que vous vouldriez volontiers réserver pour voz affaires particulliers, vous manque plutost que d'en avoir de reste pour la donner à la lecture de mes lettres, je me tais. Je vous prye donc escuser ce mien sillence, fondé sur cause tant légitime; et pensez que je suis vostre, que je vous voidz et visite, comme je soulois1.
i. Ici manque un feuillet du manuscrit de Palerne. Un second feuillet, dont le recto est blanc, présente, au verso, deux variantes de cette sentence que nos lecteurs connaissent déjà, dont Tune, la seconde et la plus personnelle, nous était encore inconnue :
Qui, par deux foys, a évité nauffraige, Il n'y doibt plus retorner s'il est saige.
Si, par deux foys. i'ay évité nauffraige, Je n'y doibs plus retorner, si suis saige.