‹ Poésies de Jean Palerne, forézienChapitre 24 sur 81 · DEUX SIXAINS SUR LA CONSTANCE · texte numérisé non relu

DEUX SIXAINS SUR LA CONSTANCE

Quand j'espreuve, en aymant, les rigueurs d'une dame, Qui, jeune et sans amour, se mocque de ma flamme, Et demeure cruelle au son de mes doulleurs, Ferme, je continue et souffre en patience, Espe'rant à la fin, par ma perse've'rance, Gaver son cœur de roch, amolli de mes pleurs.

Tant plus une entreprise est haulte et malaisée, Plus, en la poursuivant, mon âme est ambrasée. La peine et la longueur ne me peult retenir. Contre tous les malheurs j'opose ma constance; Et, pour m'encouraiger, il suffit que je pense Que nul aultre que moy espère y parvenir.

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