‹ Poésies de Jean Palerne, forézienChapitre 45 sur 81 · CONTRE LES FEMMES · texte numérisé non relu

CONTRE LES FEMMES

Il n'est rien, plus que la femme, envieulx, Ne qui soit plus, pour bien mentir, habille; Pour décepvoir aultant jeunes que vieulx, David, Samson, Salomon et Virgille.

(Suivent des extraits de l'Ecclésiastique, de Salomon, de Properce, de Saint-Jean-Chrysostôme. En outre,

i. Il manque, dans ce dernier tercet, un vers rimant avec le mot perte.

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Palerne renvoie à Marc-Aurèle et à Thevet, pour voitla meschanceté et légiéreté des femmes. Platon (dit-il) pardonne toutes fault es à la femme, hormis celles de la langue, qui se faict par malice, et le reste par fragillitê de nature. Marot prétend que la femme ressemble à un saint Michel renversé, parce que l'Imaige saint Michel a le diable aux pieds . et la femme à la teste. D'après saint Marc, il ne se trouve que Jésus-Christ ayt chassé du corps de V homme plus d'un diable. mais sept d'une femme. Enfin (dit Palerne), baptisant une fille, on conjure trente foy s le diable; et. pour un garçon, que vingt.)

(Après avoir médit des femmes en général, Palerne paraît faire de la politique et s'attaquer à la reine Catherine de Médicis, veuve de Henri II) :

De femme tropt fine Trop en ruyne L'Estat viendra, Et qui s'encline A sa doctrine Mal luy en prendra.

(Entré dans cette voie, notre auteur met en cause le roi lui-même, en n'indiquant Sa Majesté que par la lettre initiale.)

Nostre R. semble un Jupiter en terre : Il a Chicot, d'un chacun maldisant,

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Et Sibillot à chacun malfaisant;

L'un est la fouldre: et Taultre le tonnerre.

Amor se paga con otro amor.

Qui par deux foys A évité nautîraige.

Jamois n'y doibt Retorner s'il est saige.

Ne haïr la pêne.

A cueur loyal, foy asseurée Cueur qui désire n'a repoz.

CHANSONS

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