A LA MEME
Vous voulez donc que sur la blanche page.
Fruits d’un arbre flétri, soient écrits quelques vers? Oh ! pourquoi votre cœur n a-t-il pas pour image Ces candides feuillets à mes regrets ouverts 1 J’essaîrais d’y tracer peut-être avec délices Le doux mot qu'en raillant vous dites chaque jour ; Mais votre cœur, hélas ! est si plein de caprices, Que la place y manque à l'amour 1
L'objet de cette comparaison injurieuse **t madame de Sainl-Sart, ali&t madame la comtesse Da»l>. On peut nommer une femme de lettres, en toutes let-
tm.
De son côté, elle a jeté et mot : a Personne n'a jamais tu l'argent ni de
d'Aurerilly. s C’est biea fait I
Mau Im diras l'ont puni pour l'avoir mépritée...
Coanima.
Si j'avais, sous ma mantille, Cet œil gris de lin,
Ht cette svelte cheville Dans mon svelte brodequin ;
Si j'avais ta morbidesse.
Tes cheveux dorés, Retombant en double tresse.
Jusque sur mes reins cambrés !
Je ne serais pas de celles Froides à moitié.
Qui, d'abord, font les cruelles, Et puis apres ont pitié.
Je serais une tigresse Rebelle aux amours.
Cachant la griffe traîtresse Dans ma patte de velours.
Je ferais souffrir aux fimes Mille bons tourments,
Et je vengerais les femmes De tous leurs fripons d’amants !
Et sans l'éventail qui cache
Deux beaux yeux moqueurs.
Je rirais, sur leur moustache.
De leur flamme et de leurs pleurs!
Et je passerais ma vie A les désoler.
Et je serais si jolie,
Qu’il leur faudrait bien m'aimer !
Et puis si d’aimer l’envie Un jour me prenait.
Je n’aurais de fantaisie Que pour celui qui dirait :
Si comme toi j étais faite Pour donner la loi,
Je serais une coquette,
O ma Paulette !
Plus coquette encor que toi !
Aime-moi donc, ma Paulette, O mon blond trésor !
Aimer un fat, toi coquette.
Ce sera t’aimer encor !
et Scudo m’a envoyé de la musique composée sur mes
strophes à P**'. — Je les ferai chanter par la gracieuse fiancée de Guérin, qui ne saura pas l’origine de cette romance, et pour quelle jeune fille comme elle je l’écrivis, au milieu d’angoisses et de bonheurs tristes qui ne recommenceront plus pour moi. » {Memoranda, 22 juin »838.)
La atropbe quatrième de cette pièce eat remplacée dan» la première édition par de» llgnei de point».