‹ Poésies de Madame Desbordes-Valmore (volume 2)Chapitre 57 sur 86 · A M. DE BÉRANGER · texte numérisé non relu

A M. DE BÉRANGER

0£f captif, la fée Urgaude A-tr-elle oublié vos chants ?

N'est^elle pas assez grande Pour désarmer les méchans ?

Vers vous y quoique aussi petite ; Un peu tendre, un peu proscrite, Et frêle comme un roseau, Je volerais vite, vite.

Si j'étais petit oiseau !

Où se cache l'espérance.

Que vous attiriez des deux ?

Long-temps elle a sur la France Semé vos vers gracieux.

Pour la ramener au gîte Où le puissant y qu'elle irrite , Vous cache sous un rëseau^ Je volerais vite , vite , Si j'étais petit oiseau !

Que dit la belle maîtresse

Qu'on aime à vous voir aimer ?

Pour l'objet de sa tendresse

Oh ! qu'elle doit s'alarmer !

Comme ^ au réduit qu'elle habite^ /

Votre image qui l'agite

Tourne autour de son fuseau y

Je volerais vite, vite,

Si j'ëtais petit oiseau !

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