‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 113 sur 174 · Je l'clrcins ; déjà il ne peut · texte numérisé non relu

Je l'clrcins ; déjà il ne peut

Avec mon oncle n*avoit tresve ;

Ne Youlust f meschant à demy ,

Me faire périr soubz le glaifve ;

Tousjonrs captif auroy gesmy. ^35

Jour poignant , dans ma tour qui s'ouvre ,

Voy Chloé maynant le pervers :

« Amy , sçay les maulx qu'as soufiTerts ,

« Dict-elle , amour tout nous descouvre ;

« A ce tyran laisse tes fers : ^40

« M'a veue errante au cler de lune ;

a Descend, m'enlève sans efforts;

t» Puys dict D : « Ne couscherez dehors :

« Croy que ne vous choya fortune ,

« Vous oSre tous les miens thrésors. » ^4^

a Monseigneur, fiz, n'a que son dire;

« Ses dons reçoy. Prist ce moment

« Pour me toUir, ne sçay comment,

« Ung bayser , l'impudique sire ,

« Que ne debvoy qu'à mon amant. aSo

a L'ay repoussé; double d'audace;

« Seuls estions : me sens inspirer

a Par les dignes preulx de ta race ;

Son col dans ma zone j'enlace;

« L'estreings, jà ne peult respirer; 255

« S'enfle et se tord sa layde face :

2o6 ^oeéicS

Vas aSB. Vile il est lié (Joyé, pour lié: voyez Borel , qui dt Pierre Gentien ).

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