‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 124 sur 174 · Je ne sais pourtant laquelle · texte numérisé non relu

Je ne sais pourtant laquelle

^ Et , dèà-lors qu'apparust , ne s'est que trop contrainte :

Jà sur le trosne altier ne se peult soustenir ;

I Yeult parler, ainz Tamour dont se sent eschauffée 45o

e En soupirs inégaulx. s'exhale de ses flancs ;

-. Sa Toix dans le palayz meurt soudain estouffee ;

l Et , comme Eurydice quant revist son Orphée ,

''. Laisse tomber son chief sur ses genouils tremblants.

L On accourt : disparoist la magique voilure ^55

l Qui sa face aux spectants ne laissa discerner :

>) Ciel! que veist Colamor? diadesme adorner

: Le beau front dont retient part de la chevelure !

^ Toutesfois aux transpprtz qraint de s'abandonner;

Gognoist que resve sien n'avoit esté mensonge , 4^o

Yoyd mesmes traicu qu'alors luy peignist le sommeil y Ainz trop n'oze gouster les charmes d'ung réveil Que luy semblent tenir des prestiges d'un songe. Tout Zulinde esclaircist : conseil quasy d'accord y Pour droict faire à chascun, dict que faut trois couronnes. 465 Néantmoinz ( cette fois se peult que n'eussent tort ) Dirent du Calabrois impiteuses matrosnes, m QuVvoit long-temps vescu pour tant quierre la mort : » Se doibz le confesser, belles n'estoient ny bonnes.

Ne sçay pourtant d'amour quelle emporta le prix : 4;^

Ne pouvoit à Chloé le disputer qu'Ismene ;

a24 ^0Uiti

P^ers 476. Vous ne serez pas moins fêtés que lui....

477. Si, loin des bords où tous prîtes naissance, tous daignei.

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